
Malgré des signes encourageants en début d'année, l'agglomération lyonnaise ressent à son tour les effets de la crise.
Ce constat est mis en lumière par la dernière étude du CECIM / FNAIM Entreprises, portant sur le premier semestre 2009.
Par rapport au 1er semestre 2008, seule la surface en immobilier d'activité mixte parvient à trouver l'équilibre. Avec 147.263 m² placés, l'augmentation se situe à 2%. Un bilan satisfaisant, mais qui peine à cacher les résultats préoccupants de la logistique (-34% avec 173.000 m² placés) et des bureaux (-54% avec 61 320 m² placés).
Les locaux d'activités seuls positifs
Avec 61% de la superficie commercialisée, l'Est lyonnais reste une aire active et attractive. Au global, 58% des transactions concernent de la location et 81% des locaux anciens. Le prix moyen à la location se situe à 48 euros/m² dans l'ancien contre 63 euros/m² dans le neuf. Les ventes se traitent quant à elles, en moyenne, à 392 euros/m² dans l'ancien et 528 euros/m² dans les locaux neufs.
L'activité de l'immobilier de logistique connaît une sévère chute, avec une baisse de 34% de la demande placée. Si le secteur de l'Isle d'Abeau concentre toujours une majorité des transactions, le stock disponible sur cette aire est en hausse significative, la demande placée ayant d'ailleurs été très majoritairement tournée vers des locaux neufs.
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Bureaux : Plus petits et plus de location
Pour l'activité de bureaux, la forte baisse de la demande en volume (-54%) s'accompagne d'une baise moins marquée de la demande en nombre (-18%). La part relative du neuf (62%) est identique à celle observée sur la même période en 2008, tandis que la part relative des bureaux vendus à utilisateurs connaît un net recul (19% contre 31% au 1er semestre 2008).
Géographiquement, on observe une montée de la demande sur les secteurs Presqu'île et Nord Ouest avec respectivement 15 % et 12 % du marché au détriment de l'Est du Grand Lyon (7% contre 20% à la même période 2008).
Comme on pouvait s'en douter l'effet « crise » joue à la fois sur le statut d'occupation des locaux demandés mais aussi sur la taille.
L'Observatoire note, en effet, une baisse des demandes supérieures à 1 000 m² (passage de 10 à 5 % du nombre de transactions) tandis que celles inférieures à 150m² augmentent sensiblement (de 37 à 50% du nombre de transaction).
Les acquéreurs se portent également plus volontiers vers l'ancien, en l'attente de jours meilleurs.
Le niveau global des investissements, après deux très bonnes années (2007 avec 350 M d'euros au 1er semestre et 2008 avec 290 M d'euros sur la période) retrouve sensiblement le niveau de 2006 avec 150 M d'euros investis.
Quelques touches d'optimisme néanmoins :
- Le stock de neuf représente 2 ans de commercialisation, sans aucune livraison majeure prévue d'ici 2 ans (les lancements de nouvelles opérations sont pour la quasi-totalité différés). Il ne devrait pas y avoir de baisse des loyers faciaux.
- Plusieurs demandes importantes (entre 5 000 et 10 000 m²) sont en cours de traitement. Le second semestre devrait connaître un niveau de consommation sensiblement plus élevé.
- Le marché devrait rester actif en 1ère couronne, où se situe une offre de petits volumes et où les acquéreurs peuvent bénéficier de taux qui sont particulièrement attractifs.
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